Le terreau des terroristes

L’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo et de nos malheureux compatriotes juifs de la porte de Vincennes, nous a justement indigné, comme d’ailleurs une grande masse de Français, et, nous le condamnons. Notre peuple souvent manipulé, assoupi, chloroformé commençait à se réveiller d’un long sommeil. Le voilà désormais confronté à la réalité ultime, à l’aboutissement final du multiculturalisme et de l’immigrationnisme qu’on lui inflige depuis 40 ans.

Si, après les attentats, il ne s’était agi que de manifester contre le terrorisme en affirmant la volonté de lui résister, nous nous serions placé au premier rang, le 11 janvier. C’était sans compter avec le pouvoir politico-médiatique qui voulut récupérer toute l’opération.

La première erreur fut de lancer le douteux slogan : Je suis Charlie. S’il fallait condamner les meurtres en effet, il fallait aussi tracer une nette ligne de démarcation avec le contenu ordurier et outrageant de Charlie Hebdo. L’usage du slogan Je suis Charlie revenait à sacraliser la dérision (Chantal Delsol). Il fallait au contraire prendre ses distances envers une revue dont le contenu, les « valeurs », les prises de position sont fort heureusement très éloignées de celles de la majorité des Français. Que ces derniers n’aient pas vu le piège et soient partis ventre à terre, pour nombre d’entre eux, à la remorque des média, montre la domination qu’exerce la gauche sur l’audiovisuel et l’efficacité de certaines techniques de manipulation.
A cette première erreur de taille s’en est ajoutée une seconde : les gens qui défilaient, avec ce slogan fort discutable, virent se placer à leur tête la plupart des chefs politiques de ce qui constitue aujourd’hui l’Occident, flanqués d’une pincée de dirigeants marginaux venus d’Orient et d’Asie. Si l’Occident n’a pas d’autre message à lancer au monde que Je suis Charlie, c’est plus qu’affligeant, c’est consternant. La liberté d’expression nous est chère, – d’autant plus chère qu’à nous elle est refusée ou à tout le moins chichement mesurée par ces dirigeants qui prétendent, avec un culot digne d’une meilleure cause, en être les défenseurs -. Or, si nous sommes prêts à combattre pour une véritable liberté d’expression (confisquée actuellement par une camarilla gaucharde) , elle ne doit pas être symbolisée par le magazine précité, ou alors il y a un hic de taille. Pas sérieux s’abstenir, dirons-nous. Penser que David Cameron a pu évoquer devant les caméras la nécessité de défendre les valeurs (sic) de Charlie Hebdo, voilà qui laisse songeur !!
Troisième erreur : la sortie d’un nouveau numéro du journal susmentionné contenant derechef une caricature de Mahomet. Cette sortie fut accompagnée d’un battage médiatique considérable encouragé par le pouvoir… ignorance !
Il est très difficile de faire comprendre à des Occidentaux que leur vision du monde n’est pas partagée par tout l’univers. Beaucoup de Musulmans considèrent ainsi avec tristesse, parfois fureur, l’irrespect envers le prophète de l’Islam. Pour nombre d’entre eux, le simple fait de le représenter est tenu pour blasphématoire. On peut certes regretter ce manque de plasticité intellectuelle. Il en sera ainsi également pour maints Européens qui ont depuis longtemps perdu leurs repères. Leur psychologie, pour ne rien dire de leurs préoccupations, est très éloignée de cette ombrageuse religiosité. Mais… agir comme si le globe entier était constitué de bobos incurables ou de petits-bourgeois europocentrés , noyés dans les brumes de la société de consommation et étrangers à toute préoccupation spirituelle , c’est projeter sur le monde un regard d’halluciné , coupé du réel.

Quant aux fantasmes cosmopolites et au mondialisme branché de certains princes qui nous gouvernent (mal), ils ne peuvent que compliquer nos rapports avec le reste du monde. Certes les terres d’Occident doivent rester des terres de liberté ; le terrorisme djihadiste doit être combattu sans merci. Cependant, un tel combat doit se mener au nom de vraies valeurs, pas au nom de principes abstraits ou confus abrités derrière le bouclier troué de la laïcité, dont nos dirigeants font mine de se parer, alors qu’ils la bafouent quotidiennement dans leur rapports politiques avec l’Islam en France.
Les même qui passent leur temps à nous expliquer que l’Islam est une religion de paix, oublient de respecter les Musulmans. Ils vont jusqu’à les outrager.
Demain, il sera encore plus difficile de trouver des Musulmans modérés. Les candidats au Djihad et à l’islamisme radical vont proliférer. Tel sera le résultat.
A quoi est venue s’ajouter une 4ème erreur : dire au sommet de l’Etat que la France est une société d’Apartheid est absurde et dangereux. Dénigrer systématiquement la France actuelle ou son Histoire, comme aiment à le faire de nombreux intellectuels ignares, c’est alimenter la pire des contestations . C’est fournir à des jeunes privés de repères de pseudos justifications et doper le radicalisme.

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