La France se déjuge.

Triste époque que la nôtre !
Les plus hautes autorités de l’Etat français se disent désormais anticolonialistes.
M. Marleix, secrétaire d’Etat aux anciens combattants a évoqué le 22 mars 2008 pour le journal algérien Liberté, « les crimes coloniaux ». Il a ajouté ceci : « Le président Sarkozy a été le premier chef d’Etat à reconnaître les crimes et les fautes commis pendant la période coloniale ».
Il est vrai que l’actuel président a dit à Constantine le 5 décembre 2007 que « le système colonial était injuste par nature » et « qu’il ne pouvait être vécu autrement que comme une entreprise d’asservissement et d’exploitation ». On notera certes que le président a ajouté qu’il y eut des souffrances et des peines « de part et d’autre ». Ceci n’atténue que très partiellement la brutalité de son propos.
Aussi devons-nous affirmer, en toute occasion, que nous n’acceptons pas cette condamnation qui est anti-historique. Non ! Nos ancêtres ne se sont pas battus Outre Méditerranée pour un « système d’exploitation et d’injustice ». Non ! Ils n’ont pas construit l’Algérie, ils ne l’ont pas faite émerger du néant où elle se trouvait, parce qu’ils étaient les instruments criminels d’une entreprise « d’asservissement ».
L’Algérie était considérée dans les années 30 comme la perle de l’Empire français. La plus belle réussite de la France. On nous dit aujourd’hui que tout cela n’était que crimes, fautes et souffrances.

Centenaire de la libération de l'Algérie par la France

Qui nous dit cela ? Les représentants de la même république, la même classe politique, le même Etablissement, les mêmes partis républicains, les mêmes sociétés secrètes qui jadis s’enorgueillissaient de l’oeuvre accomplie alors. Ce n’est plus une révision historique, c’est une négation complète du passé. Une utilisation supplémentaire et basse de l’Histoire pour justifier des causes présentes plus ou moins fumeuses comme l’Union Méditerranéenne.
Le président n’a pas seulement condamné la colonisation, il a évoqué le terrorisme du FLN. Il l’a fait en des termes renversants.
Parlant de la journée du 20 août 1955 et des crimes racistes perpétrés contre les Européens par les hordes du FLN, il n’a pas craint de dire ceci : « Le déferlement de violence, le déchaînement de haine qui, ce jour-là, submergea Constantine et toute sa région et tua tant d’innocents était le produit de l’injustice que, depuis plus de cent ans, le système colonial avait infligé au peuple algérien ».
Non ! Non et Non !
Cette violence, ce terrorisme consistant à s’en prendre à des innocents, femmes et enfants compris était le produit du fanatisme anti-européen, du racisme et des choix terroristes de l’Organisation rebelle. Ceci ne s’appelait pas encore de l’épuration ethnique mais c’était déjà de l’épuration ethnique avant la lettre.
Il n’y a aucune excuse, aucune justification à ces actes. Ils étaient dans la logique de l’Appel du 1er novembre 1954 qui incitait à lutter pour l’Indépendance « par tous les moyens ».
Le terrorisme étant inhumain ne peut servir aucune cause humaine. Il sera un jour prochain condamné comme « crime contre l’humanité ».
Le plus tôt sera le mieux.

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