A propos du 8 mai 1945 et de la colonisation

Les princes qui nous gouvernent ont tout faux ; par Jean Monneret.

Prétendre que la colonisation fut un système « d’injustice et d’asservissement » revient, de la part de l’état français, à cautionner une propagande qui fut, pendant des décennies, l’apanage des milieux d’extrême gauche, des anticolonialistes de profession et des nationalistes algériens les plus radicaux. Que cette doctrine très « engagée » devienne aujourd’hui celle de la France officielle est grave. Pour plusieurs raisons.

  • C’est une entorse délibérée, voulue, à la vérité historique.
    Jusqu’à présent la position officielle des gouvernants français lorsqu’on leur parlait de repentance à propos du 8 mai 1945 ou de la colonisation était : « laissons les historiens débattre ».
    Désormais l’état qui nous dirige a dû estimer le débat clos. Il tranche, une fois de plus, en matière historique, alors qu’il n’a ni vocation à le faire, ni compétence à cet effet.
  • Il choisit de s’incliner devant la propagande grossière et grotesque du FLN en cautionnant la campagne d’agit-prop ridicule de ce dernier à propos du 8 mai 1945 (Voir déclarations de l’Ambassadeur Barjolet à Guelma). En agissant ainsi, il donne une satisfaction idéologique aux nouveaux maîtres de l’Algérie, contre livraisons de gaz et de pétrole et contre ventes de voitures. L’honneur dans tout cela ?
  • En cautionnant des fables extravagantes sur les méfaits de la colonisation d’une part, et sur des massacres d’autre part ; 8 mai 1945, guerre d’Algérie etc ; en ignorant délibérément ce que certains historiens écrivent et argumentent sur ce point, l’état français entre, quoiqu’ait dit son président dans un processus de repentance aux conséquences incalculables et potentiellement très dangereuses. En effet présenter le passé commun de la France et de l’Algérie comme s’il ouvrait une créance imprécise mais illimitée de la seconde envers la première est grave. Ceci place notre pays en position d’éternel débiteur envers l’autre rive de la Méditerranée.
  • Une telle posture est de nature à éloigner à jamais l’apaisement qui devrait être le but constant des relations franco-algériennes. Il cautionne la culture de guerre que le FLN entretient en Algérie depuis 46 ans. En ces temps où le terrorisme devient un problème planétaire, il risque d’encourager les islamistes de tout poil à procéder à des attentats démentiels qui n’épargneront personne, au nom des « martyrs algériens »
  • Il entraînera en effet dans les populations immigrées d’Algérie, aujourd’hui présentes en grand nombre dans notre pays et dans les banlieues de toutes nos grandes villes, un climat d’hostilité au pays d’accueil. Ceci ne peut qu’amener des conséquences dramatiques tant pour l’intégration de ces immigrés que pour les populations de souche. La sécurité des personnes et l’harmonie sociale dans notre société en seront très gravement perturbées. C’est en réalité une folie qui est en train d’être commise par des dirigeants irréfléchis dont les aspirations et les projets sont fondamentalement marchands, pour ne pas dire boutiquiers.
  • En rejetant l’Histoire de France, en la diabolisant et en la stigmatisant on porte un coup décisif à l’identité française. Sans réaction de notre jeunesse (et comment pourra-t-elle réagir, hélas, prise dans les filets du dressage audiovisuel, de la dépersonnalisation programmée de la propagande incessante, de la drogue, de la manipulation multiforme !), la notion même de France, l’honneur simplement d’être Français, l’identité nationale en un mot, s’effaceront. Nos enfants vivront alors dans une atmosphère de culpabilité permanente et de dépersonnalisation entretenue avec d’immenses conséquences psychologiques individuelles et collectives ainsi que d’énormes séquelles politiques.

Jean Monneret

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