A propos de trois événements ayant des rapports entre eux.

(Emission de FR3. Commémoration du 5 décembre. Compte-rendu d’une visite à l’Historial de Gaulle)
Le 5 décembre un rassemblement eut lieu Quai Branly pour rendre hommage aux morts des combats menés en Afrique du Nord par notre Armée. Celle-ci luttait alors contre le terrorisme et s’efforçait d’en protéger les populations civiles.
Or, la veille ou l’avant-veille, une ignoble émission de FR3 intitulée Mourir pour la France, avait,-une fois de plus-, stigmatisé nos soldats présentés comme un ramassis de tortionnaires et de massacreurs.
Jusqu’à quand ce « spectacle« , surréaliste va-t-il durer ? D’un côté, des gouvernants qui nous appellent au « devoir de mémoire« . De l’autre, des journalistes qu’on souhaiterait pouvoir respecter davantage, qui en rajoutent dans la dénonciation. La dénonciation de ceux qui, il y a un demi-siècle, combattirent la menace terroriste. Logiquement, il conviendrait de rappeler à ces journalistes que ladite menace est devenue, ajourd’hui, planétaire. Elle touche les cinq continents.

D’un côté, il y a un état qui commémore. Point trop mal d’ailleurs : Le mémorial du Quai Branly est assez beau. Le général qui officiait à la cérémonie a une belle prestance; le Secrétaire d’Etat qui distribuait les médailles aussi.
D’un autre côté, une caste médiatique qui sur de nombreux sujets, mais plus particulièrement sur la colonisation et la Guerre d’Algérie, entretient une véritable chape de plomb politiquement correcte. Il est ainsi entendu, une bonne fois pour toute, que la colonisation fut une entreprise injuste basée sur l’asservissement de ceux qui eurent la malheur de la subir. Quant à la Guerre d’Algérie, c’était une guerre « coloniale ». Est-il besoin d’en dire plus ? Non, puisque cet adjectif résume et exprime par lui-même la quintessence de cet asservissement et de cette injustice allégués.
On me dira que j’exagère.
Voire.
Certes, FR3 a diffusé les films de notre ami Gilles Pérez, Histoire d’une blessure. Ajoutons-y deux téléfilms de Weber et le document sur le capitaine Oudinot. Soit. Mais, qui sait si l’horrible émission du 3 décembre ne venait pas, précisément « compenser » ces trop grandes « concessions » faites aux points de vue opposés ?
Car le politiquement correct et sa tyrannie se portent bien. Nous attendons toujours par exemple, qu’en conformité avec la Charte du CSA, les télévisions projettent des films accompagnés de débats contradictoires.
On prête à l’actuel président de la république l’intention de faire ajouter le mot diversité à la suite du tryptique : Liberté. Egalité. Fraternité. Vrai ou faux ? Nous l’ignorons. Ce qui est sûr, c’est qu’en matière de diversité des opinions à la télévision, ce principe serait bienvenu. Il faudrait surtout l’appliquer, qu’il soit ou non inscrit au frontispice des bâtiments publics. De ce point de vue, tout est à faire dans le domaine de l’audio-visuel, qui n’a jamais été autant soumis à la pensée unique et à la vigilance des commissaires idéologiques.
Ce n’est pas la création de l’Historial De Gaulle aux Invalides qui pourrait nous porter à changer d’avis sur ce point. Certes, nous ne sommes plus là dans l’audio-visuel stricto sensu. Mais nous sommes, -et jusqu’au cou-, dans le politiquement correct.
Qu’on en juge !
A en croire le Rédacteur en chef de la Revue de la Société des Amis du Musée de l’Armée, qui fait un compte-rendu de sa visite à l’Historial dans le numéro 135, les concepteurs de ce projet destiné à exalter qui vous savez, ont fait le lien entre Louis XIV, Napoléon et De Gaulle. Excusez du peu !
Ce lieu est en outre, selon son maître d’oeuvre, « le lieu de la connaissance » [et] « de la transmission du savoir« . Pas moins !
Il donne au visiteur « les clés de compréhension de l’action du chef de guerre comme de celle du chef d’Etat. » Avis aux amateurs !
D’autant que, selon le rédacteur de l’article, « l’image et le son [sont] les seuls vecteurs de la connaissance ». Aussi, l’auteur de l’article ne craint-il pas d’objecter qu’une telle démarche fait naître quelque doute. Doute très légitime en effet.
L’Histoire sans archives écrites, basée sur des discours enregistrés et des images retravaillées risque fort de ressembler à une -propagande-. D’autant que, nous citons toujours : »La quantité importante d’informations fournies n’empêche pas que l’Historial fasse les questions et les réponses« . Pourquoi se gêner en effet ? C’est beaucoup mieux ainsi. Imaginez que des historiens d’opinion différente soient intervenus ! On eût risqué que certaines questions demeurassent sans réponses. Pire encore, à certaines questions, il y aurait peut-être eu plusieurs réponses, peut-être même, des réponses contradictoires.
Ouf ! Nous l’avons échappé belle.
Vous avez dit diversité ?

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