Le pataouète, dictionnaire de la langue populaire d’Algérie et d’Afrique du Nord

Transportons-nous, pour commencer, dans le passé, et sur l’autre rive de la Méditerranée, dans le chatoiement exubérant du soleil et de la mer. Il y a un demi-siècle, vivait encore en Algérie un peuple européen nombreux, tenace, remuant qui ignorait qu’un cataclysme politique allait le terrasser et le déraciner à jamais. Un million d’hommes 1 originaires des contrées voisines : de France, d’Italie, d’Espagne, de Malte coexistait avec neuf millions d’Arabo-Berbères. Cette coexistence a pris fin, à l’été de 1962, dans les horribles convulsions d’un drame sur lequel nous ne reviendrons pas.

Car, le but de cet ouvrage est finalement assez modeste : il s’agit de faire connaître ce qui fut le langage de ces Européens du Maghreb, de ceux d’Algérie en particulier. Dialecte plus que langue d’ailleurs, et, plus fréquemment encore simple parler ou phrasé local, cet idiome a fait naître néanmoins une abondante littérature régionale. De grands écrivains pieds-noirs comme Albert Camus ou Emmanuel Roblès ne dédaignaient pas de s’y intéresser ; en témoignent différents écrits et enregistrements. La bibliographie contenue dans les pages suivantes rend compte, et abondamment, de tout cela.

Cette langue, comme le lecteur s’en apercevra très vite, est amusante, truculente, pittoresque. Pittoresque car elle est un amalgame de français, d’italien, d’espagnol, de catalan, de maltais et, bien entendu, d’arabe. L’agrégat de tous ces langages variés avait engendré un mode d’expression très spécifique, dactylologique autant que logique. Ce phénomène linguistique curieux fut peu étudié, si l’on excepte les remarquables travaux de Lanly, célèbre spécialiste qui vécut longtemps en Algérie et au Maroc.

Mais cet ouvrage a également pour objectif de mieux faire connaître le peuple qui portait, utilisait et faisait vivre cette langue originale. Ce peuple aujourd’hui presque disparu, était un alliage typique de tout le substrat humain que la Méditerranée avait charrié au fil de sa prodigieuse évolution.

Ce peuple plutôt pauvre, ô combien malmené par l’Histoire, a subi de surcroît un bien injuste discrédit, souvent entretenu par les responsables politico-médiatiques qui exercent sur la France actuelle leur triste hégémonie. Aucune minorité n’a été autant vilipendée, calomniée, salie que la minorité pied-noire. Accusée, jusqu’à ce jour, de tous les maux : racisme, exploitation, autoritarisme, elle a dû, de surcroît, dans les années récentes, observer la montée en puissance de toutes sortes « d’historiens » et « d’experts » du Maghreb, qui lui ont expliqué quel système horrible, digne des poubelles de l’Histoire, fut la colonisation. La classe politique française, droite et gauche confondues, a adopté cette idéologie, cet anticolonialisme d’Etat, qu’un ex-président de la République alla, en son temps, colporter lui-même en Algérie, à l’université de Mentouri. �? tempora ! �? mores !
Ce peuple français d’Algérie, Pieds-Noirs et Harkis constitue aujourd’hui une communauté vieillissante, mal défendue, rassemblant des gens qui, conformément à leurs traditions, disent inflexiblement non à toutes ces remises en cause, à toutes ces révisions. Et à juste raison, car l’Histoire , un jour, retrouvera ses droits. La calomnie et le mépris n’auront qu’un temps.
Nous aimerions ici y contribuer, à notre manière, et, sans politiser la chose. Car ce peuple français d’Algérie reste méconnu et injustement décrié. Ces hommes et ces femmes qui sont présentés comme des profiteurs, des privilégiés ayant exercé une cruelle suprématie sont, en réalité, tout autres. Ils sont humbles et bienveillants comme les décrivit Camus. Ils sont doux, toujours prêts à aider le prochain, généreux, altruistes. Ils sont proches de la nature, amoureux de la mer et du soleil auxquels les lie un pacte séculaire. Ils sont bons vivants, serviables, drôles car l’humour est peut-être leur trait le plus distinctif. Ils sont portés par un besoin indéracinable de rire et de jouer. Le courage ne leur manque pas ce dont témoignent largement les cimetières militaires.
Ils ont aussi leurs défauts. La douceur ne les empêche pas d’être portés à l’exagération. Ils sont capables de terribles fureurs, de celles qu’engendrent la souffrance et la colère.
Alors en rédigeant ce dictionnaire, nous avons voulu dire tout cela : montrer ce peuple tel qu’il était quotidiennement, à travers ses blagues, sa gouaille, ses indignations, sa gentillesse. Nous aurons ainsi, peut être, réussi à le réhabiliter peu ou prou �?? mais ce sera alors sans l’avoir vraiment recherché �?? car, au fond, il n’a pas besoin de l’être.
A travers les pages de ce livre, le lecteur retrouvera la nonchalance, la joie de vivre, les railleries, le goût de la liberté et de la création, l’amour du ciel et de la terre, de la splendeur du monde et des êtres, la religiosité même de cette population particulière, désormais en voie de disparition.

Ce livre eut à l’origine quatre auteurs. Nous ne sommes plus que deux aujourd’hui. Je repense en cette minute à nos deux compagnons, Charles-André Massa et Yves Pleven qui ont déjà rejoint l’autre monde. Ils étaient des amis infiniment bons, dévoués et modestes, très représentatifs, à leur façon, de ces Français d’Outre-Mer que la France d’aujourd’hui veut oublier, quand elle leur doit tant, dont, pour une bonne part, sa liberté retrouvée à l’issue de la guerre mondiale.
Alors, puisque nous voici condamnés en ce monde à un perpétuel exil, puisqu’il ne nous reste plus que la mémoire, chérissons-la. Avant de goûter à l’éternité, retrouvons la douceur d’un passé qui pour nous, gens de là-bas, aura toujours la saveur de la mer, l’éclat cru, éblouissant et brutal de la lumière, les parfums subtils et piquants de l’aurore.

Face au calme des Dieux, souvenons- nous de notre terre natale et bien-aimée. Ecoutons encore une fois les éclats de voix et les rires, explorons la magie du temps retrouvé, les villes blanches, les fontaines chantantes aux jets délicats et incertains, la végétation lourde et sans règles, le bouquet entêtant des fleurs, notre univers désinvolte, inimitable et brisé…

Voir ici.

Le livre blanc de l’armée française en Algérie

Quarante ans après la fin de la guerre d’Algérie, l’armée française est aujourd’hui mise en accusation. Lancée par le parti communiste, soutenue par les anciens porteurs de valises, les professionnels de la repentance et leurs relais, une campagne de presse d’une violence inouïe vise à mettre au pilori ceux qui ont dû, dans des circonstances dramatiques, assumer la responsabilité du rétablissement de l’ordre face au terrorisme.

A cette nouvelle offensive contre l’honneur de l’armée française, il n’est qu’une réponse, celle de la Vérité. C’est elle qu’ont cherché à retracer, dans sa complexité, les historiens, les journalistes et les témoins de l’époque qui se sont associés, à l’initiative d’un groupe d’officiers de réserve, pour réaliser ce  » Livre Blanc de l’armée française en Algérie « . Il ne masque rien des cruautés de l’époque, et des nécessités d’une guerre contre un ennemi sans visage. Il s’est efforcé de s’en tenir aux faits, en les éclairant par les circonstances, dans le contexte politique et militaire créé par la guerre révolutionnaire conduite par le FLN. En le lisant, on en revivra les principales étapes, on se remémorera quelques vérités occultées (sur les crimes de l’ennemi, les épurations à l’intérieur du FLN, ou l’affreux massacre des harkis après l’indépendance de l’Algérie), on mesurera l’ampleur des cas de conscience qu’eurent à affronter soldats et officiers. On comprendra surtout que l’armée française n’a en lien à rougir de la façon dont elle mena une guerre qu’elle n’avait ni voulue ni choisie et où elle donna, dans le sang et les larmes, le meilleur d’elle-même. Ce livre voudrait donner à tous ceux qui ont été blessés par l’injustice des calomnies répandues sur elle un instrument de combat. Il s’adresse aussi aux nouvelles générations. Pour qu’il ne soit pas dit que la désinformation a eu le dernier mot.

Le martyre oublié des chrétiens chaldéens

Les persécutions anti-chrétiennes jalonnent l’actualité des cinq continents, et l’on oublie souvent outre arméniens, coptes et chrétiens du Maghreb islamique, le sort des chrétiens de Turquie.

Déportations, massacres émigration forcée, beaucoup d’entre eux ont trouvé refuge en France où ils continuent de témoigner de leur foi et de leurs traditions. Jean Monneret les a rencontrés, écoutés et s est attaché ici à mettre en valeur l’histoire glorieuse et tragique de ces populations chrétiennes de Mésopotamie. Une enquête humaine et spirituelle bouleversante sur ce génocide silencieux.

La désinformation autour du film Hors-la-loi

Le film Hors-la-loi nous est donné comme une « oeuvre » franco-belge-tuniso-algérienne. Que voilà un bizarre conglomérat ! En précisant que cette « oeuvre » a été financée à 40 % (et même 60 % selon certaines sources) par la France. Ce qui est un peu violent quand on sait que ce film est un procès à charge et un procès truqué de bout en bout  contre la France.

Le but de ce livre est donc de démontrer, textes et documents à l’appui, point par point les mensonges, les forgeries, les grossières erreurs historiques d’un film qui n’est qu’une grossière machine de propagande algérienne. Que le FLN et Bouteflika trouvent ça épatant, pourquoi pas ? Que la France ait payé pour se faire cracher dessus et diffuse ce cri de haine sur nos écrans passe l’entendement.

Vivre à Alger – La Guerre et la Paix dans l’Algérie des Français 1958-1962

Alger 1958-1962. Des oeuvres humaines qui paraissent dressées pour l’éternité s’effondrent soulevant désarrois et révoltes. Les plus grandes et les plus belles civilisations, à leur crépuscule, peuvent être pulvérisées et balayées comme du sable fin. En quelques mois, en quelques jours parfois.

Délaissant pour un temps les études historiques, Jean Monneret a choisi de nous montrer la destruction d’une société qui passe, en un étroit laps de temps, des plus grands espoirs à une fin apocalyptique, sur fond de machiavélisme et de violence. Trois amis et une jeune femme dont les destins s’entrecroisent vont vivre l’écroulement d’un monde. Ce récit historique retrace bien plus qu’un épisode passé d’une tragédie oubliée par le plus grand nombre ; il montre la fragilité des civilisations et des empires, la légèreté et la précarité de l’humaine destinée, le pouvoir rédempteur de l’Amour et de la Spiritualité au temps des épreuves.

Une ténébreuse affaire : la fusillade du 26 mars 1962 à Alger

Le 26 mars 1962 à Alger, une foule de Français d’Algérie manifesta contre l’action des forces de l’ordre dans le quartier périphérique de Bab-el Oued. Plusieurs sections du 4ème R.T . leur faisaient face et leurs tirs firent plusieurs dizaines de morts dans leurs rangs.

Cet événement dramatique sans aucun équivalent dans l’histoire récente de la France a précipité l’exode des Européens d’Algérie vers la France métropolitaine. Peu d’ouvrages ont tenté de faire la lumière sur cet incident gravissime. Un silence quasi complet continue tout au contraire de régner tandis que la presse bien-pensante se tait sans vergogne.

Dans ce livre nous avons tenté d’éclairer les épisodes qui sont à la source du drame tout en analysant la tortueuse machination qui est à l’origine de ce massacre délibérément ignoré par la France officielle.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=28349&razSqlClone=1

La guerre d’Algerie en trente-cinq questions

Les conséquences de la guerre d’Algérie pèsent lourdement, aujourd’hui encore, sur la société française.
La présence de plusieurs centaines de milliers d’immigrés n’est qu’un aspect de cette situation.

La manière dont ce conflit fut terminé, – il serait aventureux d’écrire : « réglé » – , a entrainé des tensions et des ruptures qui ont durablement ébranlé et fragilisé notre société. La curieuse et irresponsable habitude de nos media audio-visuels de déverser sur nos écrans une vision biaisée de cette guerre, calquée sur la propagande « anticoloniale » des Algériens . du FLN, fait courir le risque d’entretenir dans les banlieues un ressentiment profond pour le pays d’accueil. La connaissance de cette épisode de notre histoire est très faible dans la population en général et, évidemment, chez les jeunes en particulier.

C’est pourquoi nous nous sommes efforcé dans ce livre d’expliciter la génèse et le déroulement de ce conflit. Il est indispensable pour cela de se pencher sur l’histoire du nationalisme algérien, les manifestations de l’Islam sur ce territoire et l’ensemble de son histoire récente. En défendant la vérité historique, nous sommes certain de contribuer à une meilleure compréhension des uns et des autres et pourquoi pas à attenuer les douleurs et les souffrances que ce conflit a léguées.

https://www.youtube.com/watch?v=7kKeLYWN758

La tragédie dissimulée – Oran, 5 Juillet 1962 – Prix Norbert CEPI 2006

« comme à l’accoutumée, le matin du 5 juillet 1962, j’entrepris ma tournée de ramassage…Il était environ 11 heures, j’étais sur le chemin du retour aux buanderies. Arrivé devant la morgue, je n’en cru pas mes yeux devant le carnage. Là, devant moi, une camionnette civile etait chargée de corps d’Européens sans vie, empilés les uns sur les autres et ramassés en ville quelques temps auparavant.  » Ainsi témoigne Antoine Romero. A Oran, le 5 juillet 1962, jour choisi pour célébré dans la liesse l’indépendance de l’Algérie, des centaines d’Européens furent enlevés et tués. Et les troupes françaises, encore présentes dans la ville, sont restés l’arme au pied. Comme le leur avait ordonné le président De Gaulle. Cete journée poussera à l’exil des milliers de gens. Pourtant, pendant des décennies, l’évènement sera occulté soigneusement des deux côtés de la Méditerranée.

S’appuyant sur des archives militaires inédites, des documents internes de la Croix-rouge et de nombreux récits de survivants, Jean Monneret révèle tous les tenants et les aboutissants de cette tragédie dissimulées.

Revue de presse (cliquez pour afficher) :
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