Interrogations diverses

INTERROGATIONS DIVERSES
A qui réfléchit sur les sources et les causes du terrorisme ainsi que sur les moyens de le combattre, les deux premiers mois de l’été furent l’occasion de profonds étonnements et de multiples interrogations. A ceux, comme nous, qui gardent sur l’estomac le fameux discours de Constantine du Président Sarkozy, c’est peut-être pire. Comme l’a écrit, euphémiquement, le Professeur Jacques Marseille, le chef de l’Etat en a fait, peut-être, un peu trop pour « excuser » les « méfaits » du système colonial (Le Point. 13 décembre 2007).
Pour nous, cela va trop loin, car le Président dit que le déferlement de violence du 20 août 1955, qui submergea le Constantinois, et, je cite, « tua tant d’innocents », était le produit « de l’injustice que, depuis plus de 100 ans, le système colonial avait infligé au peuple algérien ». Autant dire que le terrorisme qu’exerça le FLN avait une excuse.

Quelle excuse ?
La colonisation, parbleu !
Or, le même président Sarkozy en visite à Bethléem le 24 juin dernier y a fustigé le terrorisme. Celui du Hamas cette fois. Cette organisation, grande pépinière de terroristes en tout genre, est en effet bien connue pour ses « kamikazes », ses fusées dirigées contre les civils, etc…
Or, Nicolas Sarkozy a eu, à ce propos, une phrase très juste qui devrait faire réfléchir tout un chacun : « On ne répare pas une injustice par le terrorisme » a-t-il affirmé. Que n’a-t-il dit cela à Constantine devant les dignitaires de ce régime algérien issu du terrorisme et qui en portera à jamais la marque !
Rappelons qu’en Algérie, le terrorisme fut pour le FLN un moyen de lutte délibéré, choisi, assumé. Il faisait intégralement partie de la Proclamation révolutionnaire diffusée lors de l’insurrection du 1er novembre 1954 �?�.. « la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but » (cad l’indépendance).
Alors ? Vérité au Proche-Orient ; erreur en deçà ? Autre source d’étonnement, les négociations abouties entre Israël et le Hezbollah pour récupérer les corps de 2 soldats de Tsahal enlevés. Israël a accepté de relâcher 5 palestiniens accusés et condamnés pour terrorisme. L’un d’eux avait accompli « l’exploit » d’assassiner une fillette juive de 4 ans, dont il avait fracassé le crâne. Ce personnage a été fêté comme un héros au Liban ainsi que ses 4 compagnons élargis avec lui. Au rythme où vont les choses et sachant que Madame Zohra Drif a été désignée en Syrie comme héroïne du monde arabe, on peut tout craindre. Demain, ces cinq lascars ne seront-ils pas montrés en exemple aux jeunes du Proche-Orient ? N’est-ce pas déjà le cas ? Où va le monde ?
Le 22 juillet 2008.
Jean Monneret

A propos du 8 mai 1945 et de la colonisation

Les princes qui nous gouvernent ont tout faux ; par Jean Monneret.

Prétendre que la colonisation fut un système « d’injustice et d’asservissement » revient, de la part de l’état français, à cautionner une propagande qui fut, pendant des décennies, l’apanage des milieux d’extrême gauche, des anticolonialistes de profession et des nationalistes algériens les plus radicaux. Que cette doctrine très « engagée » devienne aujourd’hui celle de la France officielle est grave. Pour plusieurs raisons.

  • C’est une entorse délibérée, voulue, à la vérité historique.
    Jusqu’à présent la position officielle des gouvernants français lorsqu’on leur parlait de repentance à propos du 8 mai 1945 ou de la colonisation était : « laissons les historiens débattre ».
    Désormais l’état qui nous dirige a dû estimer le débat clos. Il tranche, une fois de plus, en matière historique, alors qu’il n’a ni vocation à le faire, ni compétence à cet effet.
  • Il choisit de s’incliner devant la propagande grossière et grotesque du FLN en cautionnant la campagne d’agit-prop ridicule de ce dernier à propos du 8 mai 1945 (Voir déclarations de l’Ambassadeur Barjolet à Guelma). En agissant ainsi, il donne une satisfaction idéologique aux nouveaux maîtres de l’Algérie, contre livraisons de gaz et de pétrole et contre ventes de voitures. L’honneur dans tout cela ?
  • En cautionnant des fables extravagantes sur les méfaits de la colonisation d’une part, et sur des massacres d’autre part ; 8 mai 1945, guerre d’Algérie etc ; en ignorant délibérément ce que certains historiens écrivent et argumentent sur ce point, l’état français entre, quoiqu’ait dit son président dans un processus de repentance aux conséquences incalculables et potentiellement très dangereuses. En effet présenter le passé commun de la France et de l’Algérie comme s’il ouvrait une créance imprécise mais illimitée de la seconde envers la première est grave. Ceci place notre pays en position d’éternel débiteur envers l’autre rive de la Méditerranée.
  • Une telle posture est de nature à éloigner à jamais l’apaisement qui devrait être le but constant des relations franco-algériennes. Il cautionne la culture de guerre que le FLN entretient en Algérie depuis 46 ans. En ces temps où le terrorisme devient un problème planétaire, il risque d’encourager les islamistes de tout poil à procéder à des attentats démentiels qui n’épargneront personne, au nom des « martyrs algériens »
  • Il entraînera en effet dans les populations immigrées d’Algérie, aujourd’hui présentes en grand nombre dans notre pays et dans les banlieues de toutes nos grandes villes, un climat d’hostilité au pays d’accueil. Ceci ne peut qu’amener des conséquences dramatiques tant pour l’intégration de ces immigrés que pour les populations de souche. La sécurité des personnes et l’harmonie sociale dans notre société en seront très gravement perturbées. C’est en réalité une folie qui est en train d’être commise par des dirigeants irréfléchis dont les aspirations et les projets sont fondamentalement marchands, pour ne pas dire boutiquiers.
  • En rejetant l’Histoire de France, en la diabolisant et en la stigmatisant on porte un coup décisif à l’identité française. Sans réaction de notre jeunesse (et comment pourra-t-elle réagir, hélas, prise dans les filets du dressage audiovisuel, de la dépersonnalisation programmée de la propagande incessante, de la drogue, de la manipulation multiforme !), la notion même de France, l’honneur simplement d’être Français, l’identité nationale en un mot, s’effaceront. Nos enfants vivront alors dans une atmosphère de culpabilité permanente et de dépersonnalisation entretenue avec d’immenses conséquences psychologiques individuelles et collectives ainsi que d’énormes séquelles politiques.

Jean Monneret

Billet d’humeur : L’idéologue pro-FLN sonne toujours 2 fois ou encore : Non-responsables mais coupables quand même !

Le « spécialiste » allemand, auquel je faisais allusion dans un précédent article, a, de nouveau, frappé. S’adressant à la même personne, il justifie derechef les attentats contre les civils durant la Guerre d’Algérie.
Son argumentation est simple :
1°/ Durant ce conflit, la majorité des Algériens soutenait le FLN. Argument parfaitement inepte que l’intéressé serait incapable de justifier sérieusement.
2°/ Compte tenu de la violence du système colonial, le FLN a adopté une stratégie révolutionnaire également violente. S’attaquer aux civils européens était donc partie intégrante de cette stratégie, car ces derniers étaient solidaires du régime colonial.
Traduit en bon français, cela signifie : « Tant pis ou bien fait pour eux ! ». En somme, nous étions un peuple en trop. Cela rappelle quelque chose.
On reste évidemment stupéfait devant une telle montagne de cynisme. Jusqu’où la bonne conscience de ces gens ira-t-elle ? Pourquoi des intellectuels peuvent-ils être aussi froids, aussi durs, aussi méchants ?
Les enfants de 10 ans, les bambins mutilés du Milk-Bar, le bébé de 16 mois dont j’ai parlé précédemment étaient donc solidaires du colonialisme ? Ils méritaient la mort ? Ils méritaient la souffrance à vie ? Voilà ce que pense le dit bonhomme, « spécialiste » et pro-FLN.
On est d’abord scié, estomaqué par ce mépris de la souffrance et de la vie humaine. Et puis, ensuite, on se dit qu’il faudrait rappeler à ces gens, qui ne sont, peut-être, pas tous des monstres, les fondements de l’existence sociale.
Toutes les sociétés ont placé, au premier plan, parmi les principes qui les guidaient, le respect de la vie humaine. La considération portée aux êtres que nous sommes, repose sur l’idée fondamentale que nos existences sont en quelque sorte sacrées.
Il s’agit d’une valeur de base. Elle crée toute vie sociale civilisée. Sans une valeur supérieure, attribuée à la vie humaine, la barbarie se rapproche. Certaines sociétés ont très imparfaitement appliqué ce principe. Mais, quelles que soient les faiblesses et les ignominies des hommes, le respect de la vie posé comme principe, fonde toutes les communautés sociales. Seules les sociétés communistes, ou le national-socialisme ont écarté cette règle. Elles ont été, par nature, des sociétés criminelles et hautement criminelles.

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(Enterrement des victimes du 20 août 1955)

Vouloir « libérer » une société, par le terrorisme, considérer que « la fin justifie les moyens » conduit aux mêmes égarements sanglants, comme l’exemple de l’Algérie le montre encore aujourd’hui. Paraphrasant les Ecritures, on pourrait dire : Qui usera du terrorisme, périra par le terrorisme.
A tous les cyniques qui ont remplacé la morale par les eaux glacées du calcul politique, nous rappellerons, inlassablement, que le terrorisme étant inhumain ne peut servir aucune cause humaine.
Et nous rappellerons, non moins inlassablement, ce que nous tenons pour la plus haute des vérités, à savoir que l’homme n’est ni une chose, ni un légume mais un être créé par Dieu, à sa ressemblance et à son image. Ceux qui font bon marché de la vie humaine, créent les conditions de leur anéantissement. Les bureaucrates algériens et leurs amis idéologues ne manqueront pas de s’en rendre compte.

Post-scriptum
J’ajoute une chose essentielle. Durant la Guerre d’Algérie, le FLN n’a pas commis que des attentats aveugles, il lui est arrivé de commettre des attentats ciblés. Ceci n’a pas échappé à la sagacité de mon ami Mohand Hamoumou, fils de harki. Dans son livre, Et ils sont devenus harkis, il précise que ce sont les administrateurs dévoués aux indigènes, les patrons européens équitables avec leurs employés arabes ou kabyles, tous ceux parmi les Pieds-Noirs qui furent un pont entre les communautés, que le FLN visa en priorité. En tuant le 21 juin 1961, à Constantine, le célèbre musicien juif, Raymond Leyris, spécialiste du malouf, adulé des Musulmans, le FLN assassinait quelqu’un, qui, plus que tout autre, représentait un lien entre les Juifs et les Musulmans. Voilà un attentat ciblé, s’il en fut. Il eut pour conséquence, qu’un an après, en juin 1962, 90 % des Juifs de Constantine avaient fui l’Algérie. Vous avez dit : « épuration ethnique ? »
Mais notre « spécialiste » allemand, idéologue pro-FLN, trouvera sans doute cela logique. Les Juifs algériens étaient, peut-être, solidaires du régime colonial.
Autre chose, l’assassinat par le FLN de l’administrateur Dupuis, père de neuf enfants, qui se dévouait sans trêve pour les Musulmans. Ce meurtre qui révolta tant Jacques Soustelle, répondait à la même logique. Dupuis, ne servait-il pas le régime colonial ? N’était-il pas un pont entre les communautés ?
Fermez le ban !
Non, ne le fermons pas encore. Le terrorisme du FLN est à rapprocher de ce que le tribunal militaire de Nuremberg a caractérisé comme « crime contre l’humanité » dans l’article 6 de son statut. Rappelons-en les termes :
« �?� l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout acte inhumain commis contre toutes populations civiles�?�.. » Voir www.ladocumentationfrançaise.fr/dossiers/cpi.
L’ONU n’a pas encore reconnu le terrorisme comme crime contre l’humanité. Par contre le statut du TPIR (Tribunal Pénal International pour le Rwanda) l’a désigné (paragraphe d) comme crime de guerre.